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jeudi 13 mai 2010

Dictons du pays (2)

Toujours dans la Revue des traditions Populaires (cette fois dans le tome IV d'avril 1889), des dictons concernant Avessac :


"- Quand les alouettes huchent en l'air,"
" Le soleil va voir la terre."


"- Corbins d'avril, corbins d'Avent,"
" Apportent autant de pluie que de vent."


"- Trâ en mars dans les hâs,"
" Autant de froment que de gâtpâs."


"- Au premier chant du coucou,"
" Qui a de l'argent 'nn'aura son soûl."


"- Quand les cloches sonnent dans Murain,"
" J'avons gros temps et guère de grain."


"- Amoureux de la Saint-Jean,"
" Longtemps galants,"
" Mais guère d'enfants."


Glossaire & explication :



Trâ = grive

Hâs = haies

Gâtpâs = paille hachée et mauvaise balle (voir image ci-après)



Les cloches de Murain (sic) font référence à une légende (voir image ci-après) : en l'an 869, les Normands furent défaits à Avessac, retour du pillage de Rennes. Ils auraient jeté les cloches qu'ils y avaient volées dans la Vilaine et le Lac de Murin.

Dictons du pays

Dans la Revue des Traditions Populaires (janvier 1908, tome XXIII), on peut lire les dictons suivants, réunis en un petit poème ("blason") :



"A Guémené Penfao, autant d'voleurs que d'chevaux."

"Farauds et gâtoux d'cidre de Brain."

"Brigands d'Avessac."

"Généreux, sérieux, girafles de Beslé."

"Arotoux de Renac (il faut mieux y dîner qu'y coucher)."

"Lorieux de Saint-Anne."

"Bayants de Langon."

"Chouans de Pieric."

"Manjous d'pain d'bié de Sainte-Marie."




Toute aide à la traduction est bienvenue !...

dimanche 9 mai 2010

Et ça, c'est moi !

Lors de la même session de pose "au lapin"
que le post ci-dessous,




Comme on peut en juger par la photo suivante, datant de cette même période,

La Hyonnais a toujours été pour moi une terre de méditation...


Grand-mère Gustine


La Hyonnais c'est le merveilleux village de Grand-mère Gustine,
ma grand-mère maternelle, ici devant chez elle en 1958 :



Mais c'est où, La Hyonnais ?

Ben c'est à Guémené-Penfao, bien sûr !



Pas trouvé ?




C'est un petit hameau à 1km au Nord du Bourg de Guémené.

vendredi 7 mai 2010

Les Rohan et les Fées



Les Rohan et les Fées

Un très ancien village de la paroisse d'Avessac, situé sur les bords du Don, à la limite de cette paroisse et de celle de Guémené-Penfao, en la frairie de Linsac, porte le nom de Rohouan, (en breton : Roc'h hoanek, la butte aux fées) qui est d'ordinaire prononcé Rohan par les habitants.

A première vue cette dernière dénomination semblerait plus rationnelle, étant donné surtout qu'une grande partie des tenanciers de ce village relevaient jadis des seigneuries de la Violaye et de Cliczon, appartenant aux Rohans ; mais une légende locale vient montrer au contraire que l'une comme l'autre ont été appliquées à ce village.

On y raconte en effet, que des fées bienfaisantes, protectrices de la contrée, se réunissaient souvent jadis sur le Tertre de Rohouan qui domine le village pour y danser la nuit au clair de lune, mais comme elles huchaient (chantaient) fort en dansant, elles réveillaient souvent les gens du village qui, fatigués d'être ainsi sans cesse dérangés de leur sommeil, résolurent de les chasser.

Pour cela, ils allèrent en grand nombre détruire "les maisons de pierre" qu'elles habitaient sur les côteaux du voisinage le long du Don et de l'Ihel, son affluent. Mais ils en furent punis, car il survint aussitôt dans le pays une grande famine qui dura de longues années et dont, selon la prédiction des Fées, ils ne furent délivrés qu'après être devenus les tenanciers des Rohan."Vous avez tord de nous chasser, leur avaient dit leurs protectrices, vous n'aurez d'aise que quand vous nous aurez retrouvées,
et :

Sans Rohans à Rohouan
Moutures et grains
Défaudront (manqueront) tous l's ans.


Ce qui fut vrai, car les Rohan, qui étaient riches et descendaient des Fées, devenus possesseurs de ce territoire, protégèrent les pauvres gens, firent défricher les landes et pousser des moissons et bâtirent enfin sur les côteaux voisins un grand nombre de moulins à grain qui donnèrent depuis naissance au dicton :


Tant que les Rohans
Rohanneront
Pour les petits
Moulins moudront.


lundi 3 mai 2010

Indications


L'Indicateur Lahure est un ouvrage pratique, sans doute à l'usage des voyageurs (de commerce), assez ancien et qui je crois existe encore.

Il fournit quelques renseignements pratiques sur les communes de France.

L'édition de 1912 contient ainsi quelques lignes consacrées à Guémené Penfao : à côté des tarifs du chemin de fer, des dates des foires et marchés, la date de la fête communale, les courses hippiques (monté et attelé) et le comice agricole.

Les grands rendez vous, en somme, qui rythmaient la vie agricole ou festive d'un chef-lieu de canton, il y a cent ans.