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dimanche 7 octobre 2012

Rentrée littéraire guémenoise (3)


Le livre dont je fais la brève revue aujourd’hui est d'une nature différente des deux dont j'ai parlé récemment. Il s'agit non plus d'un roman, mais d'un ouvrage de souvenirs en quelque sorte, autour des carrières de schistes de Pierric. Il y a tellement de pierres bleues dans les constructions de Guémené qu'il ne me semble pas trahir ce blog en évoquant cette commune.

L'ouvrage est consacré à l'exploitation des mines de schiste de Pierric dont les ouvriers étaient appelés "perrayeurs". On trouve la trace de ces perrayeurs au XVIIème siècle déjà, et même avant sans doute. Les mines de Pierric étaient en sous-sol et non à ciel ouvert. On distinguait les ouvriers du fond qui extrayaient le minéral, de ceux qui en surface taillaient les pierres pour en faire des ardoises.  Il suffisait de disposer d'un terrain pour ouvrir une carrière pour peu qu'il se situe à l'aplomb de la bande schiste qui, d'Angers, poursuit son chemin vers l'Ouest, traverse Pierric, puis Beslé à la hauteur de la Grenouillère et de son moulin.

L'ouvrage, disponible à l'Office du Tourisme de Guémené, Place Simon, est un gros livre broché et abondamment illustré.

Il comprend un fouillis de choses, ce qui le rend intéressant, mais assez mal fagoté, peu maîtrisé.

Il y a d'abord un court roman d'amour sur fond de carrières et de vie rurale, au début des années 20 du siècle passé, qui a pour auteur un parent des promoteurs de l'ouvrage dont je parle. Disons que le texte vaut surtout pour la description du déroulement d'une noce, au dernier chapitre, qui doit ressembler à celle de ma Grand-mère Gustine, à la même époque.

Il y a ensuite tout le matériel documentaire et iconographique réuni autour des mines : leurs sites, leur fonctionnement, leur arrêt....On s'égare parfois dans l'abondance, le détail et la répétition.

Le propos s'élargit à tout bout de champ. On évoque Pierric, ses commerçants, les activités rurales, etc...

Bref, il faut regarder les photos qui sont très nombreuses et souvent passionnantes.


Les perrayeurs, par Alphonse Leparoux, 2010,  222 pages, 35 €
Tome 1, Editions Au coeur de nos racines

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